Accueil SociétéEnseignementVacances de la Toussaint : faut-il faire travailler son enfant ? 

Vacances de la Toussaint : faut-il faire travailler son enfant ? 

par Élodie
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Des fournitures scolaires colorées et des blocs de bois formant un message sur les vacances de la Toussaint.

Les premières vacances de l’année arrivent après sept semaines de cours intenses, et la question revient dans toutes les familles : faut-il faire réviser son enfant, ou le laisser souffler complètement ? La réponse se situe presque toujours entre les deux, et dépend surtout de ce qu’a révélé le premier mois et demi de classe. Les parents qui préfèrent s’appuyer sur des cours et des exercices corrigés de soutien scolaire trouveront les ressources correspondantes sur cette page. 

D’abord : les vacances servent à récupérer 

Sept semaines, c’est long, en particulier pour les élèves qui viennent de changer de niveau, d’établissement ou de rythme. La fatigue accumulée nuit à la concentration, et un enfant épuisé n’apprend plus grand-chose. Prévoir une vraie coupure, surtout sur la première semaine, n’est pas du laxisme : c’est ce qui permet de repartir en forme jusqu’à Noël. 

Ce que le premier trimestre a déjà montré 

Avant de décider, faites un point rapide : les premières évaluations, les remarques de l’enseignant, et surtout le ressenti de l’enfant. Trois cas de figure se présentent généralement. 

•         Tout se passe bien : pas de révisions nécessaires. Lecture, jeux, sorties suffisent largement. 

•         Une ou deux notions mal comprises : quelques séances courtes et ciblées, sur ces points précis uniquement. 

•         Des difficultés installées dans une matière : c’est le bon moment pour reprendre les bases, à petites doses, avant que l’écart ne se creuse. 

Des enfants joyeux participent à des activités ludiques pendant les vacances de la Toussaint.
Ces moments de partage permettent aux enfants de s’épanouir pleinement durant les vacances de la Toussaint.

Combien de temps, concrètement 

Quand du travail est utile, mieux vaut peu et régulier que des journées entières : 

  • primaire : 15 à 20 minutes, quelques jours par semaine ; 
  • collège : 30 minutes, trois à quatre fois par semaine ; 
  • lycée, surtout en Terminale : 45 minutes à 1 heure par jour ouvré, en ciblant les spécialités. 

Le reste du temps appartient à l’enfant. Un planning affiché, décidé ensemble, évite les négociations quotidiennes. 

Travailler autrement qu’en classe 

Les vacances sont l’occasion d’utiliser des formats que l’école laisse peu de place au quotidien : quiz, exercices interactifs, vidéos explicatives, lectures choisies, documentaires, jeux de logique. Pour encourager l’expression créative et la coordination dès le plus jeune âge, vous pouvez aussi intégrer un éveil musical Montessori avec des instruments colorés pour développer la motricité de l’enfant. Un élève qui a connu une rentrée difficile a souvent besoin de retrouver la confiance avant de retrouver le programme.

Pour les classes à examen, la Toussaint est aussi le bon moment pour faire un premier sujet d’annales sans pression de temps, uniquement pour se situer. 

Les erreurs classiques 

  • vouloir rattraper tout le trimestre en deux semaines ; 
  • faire travailler l’enfant sur ce qu’il réussit déjà, parce que c’est plus agréable ; 
  • transformer chaque matinée en séance de cours improvisée, souvent source de conflits ; 
  • supprimer les révisions au premier refus, au lieu d’en réduire la durée. 

En résumé 

Des vacances réussies ressemblent souvent à ceci : une première semaine de vraie coupure, puis quelques courtes séances ciblées sur les points fragiles pendant la seconde. De quoi reprendre l’école reposé, et avec une ou deux lacunes en moins. 

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